Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 05:00

La société Zangbéto d'origine Adja fut fondée au milieu du XVIIIe siècle, lors de la constitution de la cité royale où elle jouait le rôle de “ police ”. Ses initiés sont les “ chasseurs (gbèto) de la nuit (zan) ” ; leurs cibles sont les voleurs, les mauvais esprits et les sorciers. Chaque groupe se réunit dans un enclos particulier devant lequel trône un masque. L’ensemble est gardé par un génie protecteur qui ne fait pas l’objet d’un culte, mais auquel les initiés remettent occasionnellement des offrandes alimentaires. Afin de contrôler le territoire qui lui est dévolu, la société multiplie ses groupes (229 répartis dans toute la circonscription urbaine de porto-novo).Les Zangbéto sont donc en quelque sorte une police de nuit instauré par roi Tê Agbanlin fondateur de la ville de porto-novo. Les zangbéto malgré modernisation gardent toujours leurs attributs. Leur sortie la nuit apaise les populations. De part leur danse , démonstration acrobatique et mystique ils gardent un fort caractère culturel.

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Mercredi 28 juillet 2010 3 28 /07 /Juil /2010 03:22
Le peuple Mahï de Savalou (groupe socio-ethnique basé dans le centre du Bénin) s’apprête à célébrer l’édition 2010 de sa traditionnelle fête de l’igname. Reconnue pour être célébrée le 15 août de chaque année, la plus grande réjouissance populaire des peuples Mahï du Bénin est désormais reportée à deux jours plus tôt. C’est donc le vendredi 13 et le samedi 14 août que le roi et son conseil convient leur peuple et leurs hôtes à la célébration de la « nouvelle igname » dans le royaume. A en croire sa majesté Tossoh Gbaguidi XIII, roi de Savalou, cette légère modification trouve ses fondements dans le respect des normes catholiques. En effet, l’autorité suprême de Savalou affirme avoir reçu des critiques des fidèles et certains responsables catholiques, leur rappelant que le 15 août est une date essentiellement réservée à la célébration de l’élévation de la vierge Marie vers le ciel. Par conséquent, elle ne serait être une date récupérée pour des fins socioculturelles. « Les religieux catholiques nous ont fait savoir que la fête du 15 août n’est pas celle des savalois mais plutôt la fête de l’élévation de la vierge Marie au ciel : l’assomption donc … », Confie sa majesté Tossoh Gbaguidi XIII dans un entretien. Évitant une éventuelle crise, sa majesté dit avoir décalé la fête de deux jours. Ce qui ne perturbe en rien le culte voué aux divinités et aux ancêtres, précise le roi.

Tradition et modernité

Cette fête qui devient de plus en plus une rencontre touristique dans la cité des Gbaguidi, est en réalité la gratitude de tout le peuple à l’endroit de la divine providence pour avoir favorisé la bonne floraison de la culture notamment celle de l’igname. La spécificité de cette fête selon Tossoh Gbaguidi XIII, est que c’est l’espèce « Laboco » qui est célébrée car c’est le tout premier tubercule qui est récolté. Le peuple Mahï voue un culte aux ancêtres donc pour avoir favorisé la bonne saison qui a donné lieu à la bonne récolte de l’igname. Plusieurs activités traditionnelles sont prévues dans ce sens. Entre autres, il y a les différents cultes et prières publics agrémentés de chants, louanges et danses culturelles de ce peuple. Par ailleurs, l’édition 2009 a eu la particularité de voir la mis en service de la mosquée centrale du royaume, la remis de matériels sanitaires à l’hôpital de zone de Savalou et la présentation du couvent réhabilité ‘’Ninsouhoué’’ du royaume. Enfin, à l’occasion de cette réjouissance populaire, plusieurs cadres béninois ont été élevés au rang supérieur du royaume pour leurs loyaux services pour le développement de la ville de Savalou

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Fête de l'igname à savalou

 

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Tas de tubercules d'ignames

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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 10:26

Ouidah est une ville de l'actuelle République du Bénin située à 42 km de Cotonou.
La ville doit son origine aux Houéda alors habitants d'un petit village dénommé Tado qui représente dans l'histoire des peuples du sud-Danxomè le berceau de la tradition Adja, Houéda, Fon et Goun.
Vers 1500, suite à des problèmes d'amenuisement des ressources naturelles et face à une population sans cesse croissante , le besoin d'immigrer s'imposa. Les Houéda immigrèrent vers un petit village du nom de Sahé qui deviendra Savi sous l'impulsion du roi fondateur connu sous le nom d'Ahoho.
A la mort de Ahoho, le roi Kpassé prit la succession du trône. Il installe au sud de Savi une ferme qu'il nomma "Gléhoué"( la maison du champ) actuelle Ouidah.
Son règne atteint très tôt une célébrité incontestable. C'est avec lui que le premier contact avec les Européens fut établi suivi de la signature des traités qui autorisaient les européens à mener des activités commerciales dans le village.
Trois forts furent construire. Nous avons les forts Portugais, Français et enfin Anglais. Les Portugais appelaient les Houéda "Ouaéda", les Anglais les appelaient les "Djuda" et enfin les Français, Ouidah qui reste le nom de la ville jusqu'à nos jours.
La langue la plus parlée est le "Fon". Enfin c'est dans cette ville qu'a eu lieu le fructueux commerce des esclaves, embarqués vers l'Europe et les Amériques pour travailler dans les plantations.
Aujourd'hui, la ville de Ouidah rayonne de toutes les couleurs de l'histoire, du syncrétisme religieux et constitue le berceau du Vaudou sur le plan Mondial.

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LE TEMPLE DES PYTHONS


A Ouidah, on ne dit pas "qu'un python est mort" mais plutôt que la nuit est tombée.Cette expression qui figure dans la culture du décès d'un être humain, affectée à un python qui vient de mourir, met en exergue la place, le sens, et tout un symbolisme qui entoure l'histoire des peuples de Ouidah.
Situé au cœur de la ville, en face de la basilique de Ouidah, le temple des pythons demeure un lieu sacré et regorge d'histoires. L'adoration du python a commencé juste après la guerre fratricide qui a opposé en 1717 le royaume de DANXOME et celui des HOUEDA, aujourd'hui Ouidah. Après la défaite des Houéda, le roi KPASSE se réfugia dans une grande forêt pour échapper aux braves guerriers de Ghézo dont la seule mission était de le capturer.
Ils se lancèrent à sa trousse. Pour arrêter leur progression, des pythons fusaient de partout de la forêt. Les ennemis du roi KPASSE fuyèrent. Le roi vient d'être sauvé. Et depuis lors, le roi , en signe de reconnaissance, érigea trois cases dans la forêt et fait des pythons le totem des Houéda jusqu'à nos jours. Distinguons deux types de python:
Le python "séba" ou boa, qui mesure 8 à 12m de long est très venimeux et représente un danger permanent pour l'espèce humaine.
Le dernier python est celui royal. Il est inoffensif et est l'objet de culte des familles alliées à la grande famille ADJOVI-KPEHOUNTON de Ouidah.
Tous les 7 ans, a lieu dans le temple la grande fête pour les adeptes de python. C'est une fête au cours de laquelle 41 petites filles vierges vont chercher, à l'aide de petites jarres appelées "Gosin" en Fon, l'eau sacrée qui est ensuite recueillie dans une grande jarre pour des cérémonies de purification. L'autel de la divinité se trouve dans la plus grande des cases et sert de lieu d'invocations et de prière pour les maîtres de culte. Les deux dernières cases sont destinées pour les cérémonies de purification, d'exorcisme des mauvais esprits.
L'enterrement d'un python a lieu dans le temple à Ouidah et suit le même rituel, le même culte funèbre que chez les Hommes;rappelons-le, un python ne meurt pas à Ouidah. C'est que la nuit est tombée;

 

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LA TOLÉRANTE VILLE

Fière de son histoire et de sa culture , la ville de OUIDAH se veut résolument plus proche de ses frères de la Diaspora. Et pourtant, mélangeant allègrement vaudou et catholicisme, tradition Béninoise et celle française, les populations ont su garder l'essentiel de leurs valeurs culturelles telles que la célébration du culte Shango, Hêbiosso, Ogou pour ne citer que ceux-là.
Le métissage culturel résultant de la rencontre ou du choc des cultures avec les pays occidentaux a orchestré le rayonnement du syncrétisme religieux à travers la présence, au cœur de la ville, la première Basilique du Bénin construite en face du temple des pythons. Cela témoigne fort bien de l’esprit d’acceptation des différences, le devoir de s’unir pour être UN, de la culture de la tolérance, seul gage de la réconciliation des esprits et des sagesses, facteur du développement. On n’a coutume de dire que le syncrétisme est à l’image du métissage ; que le métissage est la fusion de deux choses différentes pour en donner une plus belle. Ici à Ouidah, le concept de la tolérance est une réalité la cohabitation pacifique des religions peut en témoigner. Aujourd’hui dans les Etats du Nord du Nigeria, ce concept est bafoué et entraîne l’acceptation sans condition de la loi islamique en l’occurrence la Charria par la minorité non musulmane. De ce fait, les échanges tant culturelles et religieuses ne constituent pas une entrave pour le développement de la cité. Cette attitude des habitants donne lieu à la libre expression vers le Divin saisi dans sa totalité par la raison humaine. En un mot, Ouidah est l’illustration même de la démocratie dont le Bénin est l’inspirateur en Afrique.
Ouidah ! ! ! Toi qui a nourri le monde entier de tes seins. De tes enfants sortiront les vertus du consensus, de la consolidation des forces pour que cette jeunesse africaine ou mondiale sorte cette planète de l’injustice et du sous développement.
Que la gloire te revienne enfin !



FORET SACREE DE KPASSE

La forêt sacrée tire son origine du roi Kpassè alors fondateur du royaume houédah, aujourd’hui Ouidah. Il y venait régulièrement mener ses activités champêtres et repartait le soir à Savi, village situé à 14 km de Ouidah. En effet, il s’est fait beaucoup d’ennemis en signant avec les négriers des traités qui leur autorisaient le commerce esclavagiste.
Un jour, alors qu’il revenait du champ, il perdit connaissance dans cette forêt. Peu après, il rendit l’âme en se transformant, tenez- vous bien, en un iroko. Le paon, son animal messager prit la direction de Savi et alla se poser sur la case du roi. Après des cris, et reprit de nouveau la direction de la forêt. La population, surprise par tout ce symbolisme, suivit l’oiseau jusqu’à la forêt.
A leur arrivée, une voix se fit entendre à partir d’un petit canari situé à l’entrée de la forêt. C’est celle du roi Kpassè qui leur expliquait sa transformation en IROKO qui, jusqu’aujourd’hui demeure l’Arbre sacré. De nos jours le lieu rehausse l’histoire de la ville de Ouidah et est dénommé LA FORET SACREE DE KPASSE.
Jean Adjovi, ex- capitaine de l’armée française y voulut vivre. Très vite, il érigea une clôture et construit sa demeure. Les fantasmes, les cauchemars qu’il faisait et les mauvais esprits qui se manifestaient autour de lui la nuit l’ont fait partir de la forêt.
L’allure nécropole que la population a affectée à cette forêt renforça de plus son aspect sacré. En effet, les 57 familles qui sont alliées à la grande famille ADJOVI-Kpèhounton ne sont que les adeptes du culte relatif à l’IROKO et se distinguent facilement par des scarifications, des tatouages au visage. A leur mort, ils sont inhumés dans la forêt, la tête tournée vers la l’océan. Cinq ans après, les chefs de culte, en collaboration avec les membres de la famille, déterrent la tête du mort et la parent des plus beaux bijoux de la famille reterre de nouveau. Ce rituel est dénommé " mi do alisa " ; la tête, en langue Fon, est dénommée "ahisu".

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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 06:59


-Les Fon issus du peuple Adja. Ils habitent le Centre et le Sud du pays ;
-Les Yorouba et les Nagos originaires du Nigéria et établis au Sud-Est et au Centre ;
-Les Goun établis au Sud-Est dans la région de Porto-Novo, mélange d’Adja et de Nago ;
-Les Holli, entre l’Ouémé et le Nigeria ;
-Les Adja et les Mina, dans le Sud -ouest
-Les Aïzo, dans la régions d’Allada ;
-Les Mahi dans la région de Savalou ;
-Les Bariba dans le Nord, à nikki , kandi, kouandé, Parakou ;
-Les Pila Pila et les Taneka dans la région de Djougou ;
-Les Somba, les Dindi et les Peulh dans le Nord également.

L’histoire du Bénin est la somme des histoires de chacun de ses groupes ethniques constitués en clans, tribus ou royaumes.

 

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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 06:52

Les religions d’Abomey peuvent se comparer à celle de l’Egypte ancienne, de la Grèce ou de Rome. Il ne faut pas les confondre avec de la sorcellerie. Les missionnaires chrétiens ont contribué à donner une idée exacte sur ces religions traditionnelles, même si certains d’entre eux les ont condamnées sans nuance et détruit des objets d’art comme des masques. Chez les fon, on croit à l’existence d’une âme (‹‹ Lindon ou sê››) immortelle qui se retrouve au pays des morts avec parents et amis décédés au milieu de ses biens : vêtements, ustensiles.

Les dieux : On adore un grand nombre de dieux. Leurs attributions et leur importance varient considérablement. Au dessus d’eux il y a le couple créateur Lissa-Mahou, être suprême, Dieu créateur. Il a partagé les forces du monde entre ses fils, les dieux secondaires appelés ‹‹ vodoun›› qui agissent sur les choses et les destinées humaines.
Sègbo-lissa correspond au soleil et Mahou à la lune. Leur culte vient de la région de Doumè et date de Tégbessou ; de même que la plupart des cultes suivants dont les divinités sont plus souvent invoquées parce qu’elles sont d’accès plus facile.

Hêviesso : dieu du tonnerre, de la foudre. Il est représenté par un bélier et ses fidèles portent une hache à double lame.

Sakpata : dieu de la variole. La forêt de Ganlôzoun de Tindji lui est dédiée. Les Fon lui donnent la place d’honneur parmi les dieux terrestres, ‹‹ ayivodoun›› .

Dan Aïdowedo : L’arc-en-ciel ; lien entre ciel et terre. Il représente la fécondité, la richesse. Il est représenté sur les bas- reliefs avec les couleurs sacrées : Rouge, bleue et blanche.

Dangbé : Le serpent python : son culte a été importé du royaume des Houéda. Il possède un temple célèbre à Ouidah.

La mer: (Hou) vodoun qui agit par l’intermédiaire des génies marins :‹‹ Agbé et Avlékété››.

Gou : dieu des forgerons, des guerriers, des chasseurs il est très populaire.

Tohossou :‹‹ le roi des eaux››, habite les sources, les lagunes, les puits. Ce sont des monstres : enfants morts –nés, les enfants des rois morts jeunes ou malformés. Le plus célèbre est Zomadonou, le fils d’Akaba. Il préserve des déformations monstrueuses.

Les Ninsouhoué : représentent des ancêtres à qui on doit la vénération.

Les jumeaux : Hoho sont vénérés.

Lègba : dieu négatif, taquin qui s’oppose volontiers aux hommes, aux intentions de la providence. Pour éviter ses méfaits, chacun lui apporte des offrandes. On le représente sous la forme d’ume motte de terre ayant la forme humaine.

Kinlinsi est la déesse de la sorcellerie. Son foyer est à Abomey-Calavi.
Le culte des ‹‹vodoun›› a été emporté en Amérique par la traite des esclaves.

Les devins et oracles :
Le Bokonon, tout à fait différent du sorcier tel que les européens le comprennent, est le prêtre du Fâ , l’oracle qui permet de connaître l’avenir le destin des hommes. Cette science est venue d’Ifè, au Nigéria. Elle a été introduite dans le royaume d’Abomey au temps d’Agadja. Le Bokonon connaît généralement les médicaments et la vertu des plantes.
Les prêtres des vodouns, les pêtresses, les fidèles sont formés dans des couvents où ils accomplissent un noviciat.
On utilse chez les Fon des charmes et des amulettes appelés ‹‹Bô›› . 26244_104635532900936_100000634689589_104439_8129497_n.jpg

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